corbeau 1

Sorti en 1943, inspiré de l'affaire de Tulle:<br> "Le sujet est délicat. Depuis le début de l’Occupation, les autorités allemandes et la police française incitent la population à dénoncer toute activité « terroriste ». Les historiens estiment aujourd’hui à trois millions les lettres anonymes reçues par la Kommandantur et les commissariats de 1940 à 1944. Or Clouzot souhaite faire depuis le début un film condamnant clairement la délation et son cortège de lâchetés misérables et de médisances pitoyables. Le cinéaste se trouve donc inévitablement confronté aux réticences, puis à l’obstruction de la Continental, société de production dont il dépend et aux ordres de Goebbels. Malgré tout, Clouzot parvient à finir son travail, même s’il claque la porte de la Continental deux jours avant la sortie du film en octobre 1943. Paradoxalement, la Continental fait la promotion du Corbeau avec ce slogan publicitaire : « La honte du siècle : les lettres anonymes ». Mais très vite, la Gestapo fait interdire cette campagne publicitaire inopportune à ses yeux.<br>La délation n’est pourtant pas le seul thème sensible de ce film sulfureux. Parler d’avortement, de suicide et de drogue, en pleine période de morale vichyssoise, est tout simplement interdit. Pire encore, ces thèmes sont accompagnés de l’affirmation de la relativité des valeurs morales et d’une méfiance à l’égard de tout idéalisme dogmatique." (...) "Le Corbeau fut interdit en Allemagne pendant la guerre puis, en France, par décision du Comité de Libération du Cinéma, à partir de septembre 1944, pendant une dizaine d’années." Gilles Gourbin"

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